*ACCUEIL     EXCURSIONS & CIRCUITS      HOTELS    INCENTIVES GROUPE   SEJOUR A THEME     CONTACT    

Page : Tabarka - Grand Tunis - Cap Bon - Sousse - Mahdia - El Jem - Sfax - Kairouan - Jerba Zarzis - Le Grand Sud

Revenir Page d'acceuil

Kairouan

"Dans une plaine nue comme le dos de la main, sous un ciel obstinément bleu, le visiteur aperçoit de loin une ville arabe constellée de coupoles blanches, tels des oeufs d'autruche, et ceinte de remparts éblouissants de splendeur et de beauté. Telle est Kairouan, cette ville bénie, joyau du Maghreb et perle du patrimoine architectural arabe".

Ainsi parle de Kairouan l'historien tunisien Hassen Hosni Abdelwaheb.

En 670, le général Oqba Ibn Nafaâ était envoyé, à la tête des armées arabo-musulmanes, par les Omeyyades de Damas pour conquérir le Maghreb.
C’est dans une plaine, à 60 km de la côte tenue par les Byzantins et loin des montagnes bastions de la résistance berbère, qu’il choisit d’installer la ville-camp de Kairouan, sur la ligne de confrontation entre Byzantins et musulmans.
Il commença par édifier la Grande mosquée et, tout à côté, son palais. La ville naquit et commença son extension. Après des débuts difficiles marqués par les luttes contre les Berbères et les Kharéjites, une secte musulmane, la ville prospéra sous les Aghlabides et devint l'une des plus grandes métropoles du monde méditerranéen. Puis elle pâtit des guerres civiles. Les Hilaliens précipitèrent, au XIe siècle, sa chute. Elle se releva, au XIVe siècle, sous les Hafsides. La sollicitude des Husseinites ne lui permit pas de retrouver son ancienne splendeur.

Ville sainte de l'Islam, Kairouan, foyer intellectuel et religieux, rayonna sur tout le Maghreb. Une académie y fut fondée dès le IXe siècle : traduction, médecine, astronomie, géométrie, arithmétique... Son influence sur la médecine a été très grande au Moyen Age et s'étendit jusqu'en Europe.

La Grande Mosquée

Lieu de prière le plus ancien du monde musulman occidental, la Grande Mosquée, appelée aussi Jamaa Oqba, est un vaste quadrilatère irrégulier auquel plusieurs portes donnent accès. Fondée par Oqba Ibn Nafaâ en 670, la Grande Mosquée fut reconstruite à plusieurs reprises et plusieurs fois restaurée et remaniée.

La cour

La cour est très grande. Délimitée par des portiques, elle est pavée de marbre blanc. Au milieu, des ouvertures communiquent avec des citernes creusées sous la cour.

Le minaret

Haut de 35 m, le minaret pouvait avoir un rôle défensif. Il est constitué de trois étages, dont le dernier est couronné d'une coupole.

La salle de prière

C'est un ensemble majestueux, avec sa forêt de colonnes en marbre et en porphyre.

Le mihrab

Le fond en est décoré de panneaux de marbre sculpté, dont plusieurs sont ajourés. Il est coiffé d'une demi-coupole à décors géométriques et floraux.

Le minbar

Le minbar est la chaire à prêcher. Il est constitué de très beaux panneaux de bois sculpté et ajouré.

La maksoura

La maksoura est une clôture en bois sculpté installée par le Ziride El Moïz pour lui permettre d'assister à la prière publique, en étant à l'écart de la masse des fidèles.

Le bassin des Aghlabites

Construit au IXè siècle, c'est un réservoir à ciel ouvert. Il était alimenté par un aqueduc de 35 km, qui amenait l'eau du Djebel Chérichira. Il s'agit d'un ouvrage hydraulique majeur qui faisait partie du système de collecte d'eau pour la cité

La zaouia Sidi Sahab

Lieu de sépulture de Abou Zamaâ El Balaoui, l'un des compagnons du Prophète, la zaouia est un modèle de l'architecture arabe auquel les plafonds ciselés et les colonnades confèrent une harmonieuse beauté. Les faïences tunisiennes en renforcent le charme. Une médersa, d'agréables proportions, communique avec la zaouia.

La zaouia Sidi Amor Abada

Edifiée au XIXe siècle par un marabout-forgeron, la zaouia comporte cinq coupoles qui en font l'intérêt. Elle abrite un petit musée des arts et traditions populaires, où l'on trouve des souvenirs du marabout, divers objets et notamment des sabres.

La zaouia Sidi Abid el Ghariani

Lieu de sépulture d'un saint homme du XIVe siècle, la zaouia propose au visiteur une porte d'un beau dessin, un somptueux plafond de vestibule et une élégante cour entourée de galeries. Le tombeau de Sidi Abid est couvert d'un beau plafond en coupole carrée. Une médersa est annexée à la zaouia

Bir Barouta

Il s'agit d'un puits vers lequel mène un escalier en pente douce. Un chameau actionne une noria pour faire monter l'eau. La construction date de la fin du XVIIe siècle

Les souks

Les souks de Kairouan sont très anciens et gardent leur cachet authentique, malgré des aménagements successifs. Le souk Er Rebaâ, le souk El Attarine et le souk es Sekkajine datent du XVIIe siècle. Le souk des Cordonniers et le souk des Citernes sont du XVIIIe siècle.

On y trouve un grand nombre d'objets produits par un artisanat fort ancien et très créatif. Mais ce qui a fait la réputation mondiale de Kairouan dans ce domaine, c'est le tapis à points noués.

Les tapis à points noués se divisent en deux grandes catégories : les allouchas sont de teintes neutres : blanc, brun, noir, beige ; ce sont en général les couleurs naturelles de la laine ; les polychromes utilisent une gamme de couleurs variée. Les allouchas sont en haute laine ; les polychromes ont un velours plus ras.

Les remparts

Ce n'est qu'un peu moins d'un siècle après sa fondation que la ville fut dotée de remparts. De ces premiers remparts, il ne subsiste que des tronçons dont la base est en pisé. Relevés au XIe siècle, les remparts ont été reconstruits au début du XVIIIe siècle.

L'enceinte, longue de 4 km, réalisée uniformément en brique pleine, est flanquée d’une vingtaine de contreforts ronds.

Le Musée national d'art islamique de Raqqada

Le musée est installé dans une ancienne résidence présidentielle, à proximité du site archéologique de Raqqada, groupe de ruines d'une fastueuse cité royal édifiée, vers la fin du IXe siècle, par un souverain aghlabide et dont subsistent deux immenses bassins.

A l'entrée, on trouve une maquette de la Grande mosquée de Kairouan. Des témoignages écrits, iconographiques ou matériels la concernant sont exposés et soulignent l'importance de son rôle comme foyer de rayonnement religieux, culturel et scientifique. Dans la salle des céramiques, on trouve de belles pièces des IXe et Xe sicèles, garnies de motifs décoratifs variés. La salle des monnaies retrace l'histoire économique de l'Ifriqya pendant quelque six siècles. On y trouve une pièce précieuse et rare : le Dinar kharéjite en or que fit frapper "l'homme à l'âne".

Sous la coupole est exposée une belle collection de verreries, des poids en plomb et une lanterne du XIe siècle, ayant appartenu à un souverain ziride.

Une des salles les plus intéressantes est celle où sont exposés des manuscrits coraniques. On y trouve une belle collection de parchemins en peau de gazelle, d'anciennes reliures d’exemplaires du de Coran et des recueils de Coran dorés. On peut y admirer des pages d'écriture koufique calligraphiée en lettres dorées sur vélin teint à l'indigo. La beauté en est saisissante.

Makthar

Makthar a toujours été un carrefour culturel. Une véritable synthèse de diverses influences : substrat libyco-punique, apport phénicien, influence carthaginoise, part de la romanité…

Le nom latin, Mactaris, est la transposition d'un nom punique d'origine libyque. Forteresse fondée par les rois numides, ayant attiré des colons puniques ou des Libyques puricisées, Maktaris ne devint une ville qu'au début du Ier siècle av. J.-C. Restée longtemps fidèle à sa culture libyco-punique, la ville ne s'est romanisée que vers le milieu du IIe siècle. Elle connut une période de grande prospérité qui a été de courte durée. Le déclin commença au IIIe s. Le christianisme y a été très actif. Les traces de plusieurs basiliques chrétiennes l'attestent. L'abandon définitif de la cité date probablement des invasions hilaliennes du XIe siècle.

L'arc de triomphe de Bab el Aïn

Cet arc de triomphe, récemment restauré, marquait l'entrée de la cité antique. Dans un ravin, en dessous, près d'une source, se trouvait un sanctuaire punique, le tophet de Baal Hammou, où l'on découvrit des urnes funéraires contenant des os calcinés et des stèles sacrificielles. On pense qu'ici, on procédait, jusqu'au milieu du IIIe siècle, à des sacrifices humains

Le forum

Le forum date du IIe siècle. Il était entouré de portiques et son dallage est presque intact. Une voie romaine dallée y menait.

L'arc de Trajan

L'arc de triomphe de Trajan donnait accès au forum. Plus tard, on y adjoignit une tour carrée qui le transforma en fort byzantin. À côté, se trouvait une esplanade, dite Place Sévérienne.

Basilique d'Hideguns

Elle se situe au sud de l'arc de Trajan. C'était une église à trois nefs. Derrière l'abside, on trouve un baptistère à abside.

Les grands thermes du Sud

Ces thermes, construits vers la fin du IIe siècle, sont parmi les mieux conservés d'Afrique. Ils ont la forme d'un rectangle de 45x85m. Ils furent transformés, à l'époque byzantine, en forteresse. On peut y admirer le frigidarium et la palestre avec son exèdre, salle de réunion avec sièges disposés en demi-cercle.

Le temple de Liber Pater

Le temple, dédié à Bacchus, est édifié sur un sanctuaire plus ancien. Il comporte une crypte voûtée en berceau installée au-dessus d'une cave taillée dans le roc.

La Schola des Juvenes

Cet édifice était le siège de l'Association des jeunes gens de Makthar. Il a été transformé par la suite en basilique chrétienne.

En arrière de la basilique on peut distinguer parmi les ruines confuses, les thermes des Juvenes, le monument de Julia Benenata, un bâtiment à quatre absides.

La nécropole

La nécropole renferme des monuments mégalithiques, des tombes romaines et des tombes byzantines. L'un des tombeaux mégalithiques comprend six cellules disposées en deux groupes de trois.
Ce type de tombeau a été élevé par des paysans numides. Mais on y décèle des influences puniques.

Ainsi on peut saisir, à Makthar, l'interpénétration des diverses influences culturelles. On trouve des inscriptions en libyque. On a remarqué que la filiation s'y transmettait en ligne féminine, comme chez les Touaregs d'aujourd'hui. L'art numide, avec sa fantaisie ornementale, s'est maintenu jusqu'au IIIe siècle au moins. Les apports phéniciens sont attestés par des stèles ainsi que l'influence carthaginoise : culte de Baal Hammou et de la déesse Hoter Miskar. La langue punique était parlée jusqu'au IIe siècle.

Sbeitla

Sbeitla doit son nom et son prestige aux belles ruines de l'antique Sufetula. Située à un carrefour de routes E.-O/ N-S, à un endroit où coule encore une source pérenne fournissant une eau d'excellente qualité acheminée aujourd'hui jusqu’à Sfax, Sufetula semble être de création romaine.

En 646, Grégoire, gouverneur byzantin de l'Africa, installé à Carthage, se proclamant empereur indépendant, transféra sa résidence à Sufetula, pour mieux faire face à la menace arabe. L'année suivante, les Byzantins sont vaincus par les Arabes conduits par Abdallah Ibn Saâd et Grégoire est tué.

Le site comporte des vestiges bien conservés.
Deux fortins byzantins subsistent, dont l’un est une ancienne maison fortifiée du VIIe siècle.

Une église

On peut admirer, tout près des fortins, les restes d'un bain privé où on peut voir un bassin orné d'une mosaïque représentant des poissons.
L'église des Saints Gervais-Protais-et-Tryphon a été partiellement restaurée.

On trouve aussi l'église de Servus, devant laquelle on remarque les restes d'une fontaine monumentale.

Le forum

L'entrée en est marquée par une porte monumentale à trois baies. Les colonnes engagées soutiennent un entablement bien conservé. Elle a été construite sous Antonin le Pieux, dont une inscription porte le nom, accompagné de celui de ses deux fils adoptifs.

Le forum est une vaste esplanade de 60x70 m. Pavé de dalles, il est bordé de portiques et entouré d'un mur de 4 m de haut. Les petites salles qui précèdent ce mur devaient être des boutiques.

Les trois temples

Les trois temples constituent un ensemble majestueux dédié probablement à la triade Jupiter, Junon et Minerve. De ce type de capitole consacré aux trois divinités, il n'existe ailleurs qu'un exemple, à Belo, dans le sud de l'Espagne. Le temple central est précédé d'une tribune sans escalier et n'était accessible que par les temples latéraux. Les arcs enjambant les passages reliaient ceux-ci au temple central

L'eglise de Bellator

L'église se trouve sur l'emplacement d'un édifice ancien. Ce fut la cathédrale. Elle comporte deux absides opposées et une troisième au milieu des nefs. Son baptistère a été transformé en chapelle en l'honneur de l'évêque Jucundus dont on a retrouvé, à côté, la sépulture.

L'église deVitalis

Cette église, à cinq nefs qui étaient pavées de mosaïques et à deux absides opposées, a été construite après l'église de Bellator. Derrière l'abside principale, on découvre un baptistère encadré de plusieurs salles et comportant une cuve oblongue bien conservée, dont une des mosaïques a été restaurée

L'eglise de Servus

Elle fut édifiée sur l'emplacement d'un sanctuaire ancien. Les cinq nefs de la basilique occupent l'espace de la cour du temple païen, tandis que le baptistère se trouve à l'emplacement de la cella. Une chapelle annexe est construite sur l'emplacement de l'une des deux exèdres.

On pense que l'église de Servus peut avoir été la cathédrale de la secte donatiste.

Le théâtre

Le théâtre vaut beaucoup plus par le cadre pittoresque qu'il doit à se situation au bord de l'Oued Sbeitla que par son état de conservation. Les gradins ont été restaurés et le bâtiment de scène est encore bien visible. Qulques colonnes de la scène ont été redressées.

Les grands thermes

Construits non loin du théâtre, ils comportent un ensemble remarquable de deux séries de salles, les unes chaudes (thermes d'hiver), les autres froides (thermes d'été). Ils sont dotés d'une palestre encadrée d'une double colonnade.
Il existe, sur le site, d'autres thermes.

L'arc de triomphe

Dédié à quatre empereurs qui régnaient ensemble, les tétrarques, il est dit aussi l'Arc de la Tétrarchie. Construit à la fin du IIIe-début du IVe siècle, il constitue une masse imposante à l'entrée Sud du site.

Oued Zarga

Oued Zarga est un petit village situé à quelque quatre-vingts kilomètres à l'ouest de Tunis, sur la route de Béja. Ici, sur la rive d'un lac artificiel, de l'autre côté de la route menant au village, on voit, sur une petite parcelle de terrain, un cimetière renfermant les corps de 239 officiers et soldats de l'armée du Royaume-Uni et de huit soldats de l'armée de l'Inde.

Béja

Béja est un grand centre agricole et industriel, situé à 105 kilomètres à l'ouest de Tunis. Le cimetière britannique se trouve au nord de la ville, dans un paysage naguère dégagé mais qui a beaucoup changé depuis que des ensembles d'appartements y ont été construits. Le cimetière contient 396 tombes. Béja est reliée à Tunis par le train et le bus.