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Page : Tabarka - Grand Tunis - Cap Bon - Sousse - Mahdia - El Jem - Sfax - Kairouan - Jerba Zarzis - Le Grand Sud

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Sfax

Grosse agglomération avec plus de 400 000 habitants, Sfax est la deuxième ville du pays.

Historique

Sfax, au nom berbère, est l'héritière de l'antique Taparura dont il ne reste que quelques vestiges. Sa situation est propice au commerce, activité qui a constitué pendant des siècles sa vocation et qui fit sa prospérité jusqu'au milieu du XIè siècle. Avec le retour de la stabilité politique au XVIè siècle, la ville retrouva son activité et renoua avec la prospérité. Enrichis par le commerce et l'artisanat, les Sfaxiens ont pu développer une riche agriculture.

Depuis un siècle, les bases de la prospérité de la ville sont l'exportation des phosphates, l'huile d'olive, le sel, les cultures fruitières, la pêche, l'artisanat et surtout l'industrie qui connut un développement prodigieux.

La capitale du Sud, bordée à l'Est par la mer, à l'aspect d'une immense toile d'araignée où se trouve enserrée la belle médina, sertie dans ses beaux remparts crénelés, et, récemment encore, entourée d'une ceinture de sept mille jardins odoriférants, qui n'ont pas tous résisté à l'urbanisation galopante.

Si elle n'a pas, dans ses environs immédiats, de belles plages, Sfax peut faire valoir d'autres attraits dont notamment le charme d'une médina bien conservée.

La médina

Longue de 600 m et large de 400 m, la médina est entourée de remparts édifiés au IXè siècle que rythment des tours polygonales. Deux portes principales, en plus de plusieurs autres entrées, bien plus récentes, donnent accès à la médina : Bab el-Jebli au Nord et Bab ed-Diwan au Sud.

La Kasbah

La Kasbah fait suite à un ribat dont il ne reste que la mosquée. Elle abrite un excellent petit musée consacré à l'architecture.

Musée régional des arts et traditions populaires

Installé à Dar Jallouli, maison bourgeoise typique du XVIè siècle. On y trouve un grand nombre des objets de la vie quotidienne d'ordre domestique et professionnel : produits utilisés dans l'alimentation traditionnelle, bancs en bois, meules, costumes féminins et masculins, costumes de mariage, étagères en bois, coiffes, verreries de Bohème et de Venise, ustensiles de cuisine en bois, en cuivre et en poterie, mortiers, coffres, râteliers d'armes, peintures sur verre, calligraphie arabe...

Il s'agit d'un musée très riche qui donne une idée très précise de la vie des Sfaxiens et et des habitants de la région. Il est en outre installé dans un cadre très agréable.

La Grande mosquée

Elle rappelle la Grande mosquée de Kairouan, en moins austère. Fondée vers le milieu du IXè siècle, elle fut reconstruite au Xè -XIè siècles et remaniée au XVIIè siècle. On peut y remarquer un panneau byzantin, martelé, orné de deux paons qui se font faces. Ils sont surmontés d'une inscription grecque.

Musée archéologique

Il ne se trouve pas dans la médina mais dans la ville moderne, installé dans le bâtiment de la municipalité.
On y trouve des témoignages de la Préhistoire tunisienne, notamment des outils en pierre provenant de la région de Gafsa. L'époque romaine est représentée par quelques sculptures et des mosaïques. Les antiquités paléochrétiennes sont nombreuses : mosaïques, fresques, lampes avec symboles chrétiens, objets en bronze dont une croix. Une des mosaïques représente Daniel priant dans la fosse aux lions. La partie musulmane comprend des tèles funéraires, inscriptions monumentales, reliures, manuscrits en écriture coufique...

Les souks

Les souks ont gardé leur charme du passé. Ils sont constitués de galeries couvertes et des rues bordées d'échoppes. Il y règne une activité fébrile. C'est le domaine d'un commerce et d'un artisanat très pittoresques.

Les îles Kerkennah

A une vingtaine de km au large de Sfax, deux îles principales, Cercina et Cercinitis des Romains, et des îlôts inhabités constituent l'archipel des Kerkennah. A partir de Sfax, ou l'atteint par le bac, après un trajet d'une heure et demie. la première impression que recueille le visiteur, quelques minutes après avoir abordé l'archipel par le petit port-débarcadère de Sidi Youssef, est celle de l'aspect polynésien de l'endroit.

Sur une sorte d'immanse radeau - plat et bas où aucun point ne dépasse l'altitude de 13 m -, se détache la fine silhouette des palmiers. Sur ce paysage à peine émergé, les maisons blanches sont groupées en villages : Ouled Yaneg, Ouled Kacem, Ouled Ben Ali, Remla, Kellabine, El Abbassia, El Ataïa. Remla est le chef-lieu.

Le charme de l'archipel tient tout d'abord au paysage reposant, au rythme lent des jours, à la qualité des plages et au confort des hôtels. Il vient surtout de ce que cet espace n'est pas encore fréquenté par des masses de touristes. Il vient encore plus de la dimension écologique : ici pas de béton, pas d'usines, pas de grandes concentrations humaines, très peu de traces - juste le minimum nécessaire - de la modernité.
Les habitants vivent de pêche, encore pratiquée selon des méthodes ancestrales, et d'artisanat. Les ressources étant limitées, la majeure partie des Kerkenniens a émigré à Sfax et en d'autres villes du pays. Certains reviennent en terre natale pour passer, l'été, des vacances. Le reste du temps, le nombres des habitants ne dépasse pas les 15 000.

En certains endroits, les plages, si peu fréquentées, sont si belles, si étendues, si calmes, que le visiteur reste sous le charme, fasciné par tant de pureté, par un aspect de paysage vierge. Aussi a-t-on beaucoup hésité, par respect de cette beauté virginale de l'aube des temps, à y développer les formes classiques du tourisme. Ayant compris que le principal atout des îles est ce précieux environnement intact, on a décidé de lui conserver cet attrait et on a opté pour le développent d'un tourisme écologique. Le projet est à l'étude.
Gabès

Comptoir phénicien à l'origine, Gabès est l'antique Tacapa des Romains. Oasis maritime, elle vit du trafic de son port, d'une agriculture assez active et du complexe industriel de Ghannouche.

L'oasis - l'unique en Tunisie à se trouver au bord de la mer - a beaucoup de charme. Pline en parle ainsi : "Au milieu des sables de l'Afrique, quand on se rend aux Syrtes et à Leptis Magna, on rencontre une cité nommée Tacapa (...). Là, sous un palmier très élevé, croît un olivier, sous celui-ci un figuier, sous le figuier un grenadier, sous ce dernier la vigne ; sous la vigne on sème du froment, puis des légumes et des herbages ; et tout cela dans la même année et croissant à l'ombre des uns des autres ".

Mais Gabès n'a pas que l'attrait de son oasis.
Au centre artisanal on peut admirer des spécimens de la production locale, notamment le tapis traditionnel de Gabès, à points noués, uni ou à petits motifs d'origine berbère, avec encadrement ; vannerie en feuilles de palmier, chapeaux.

La mosquée de Sidi Boulbaba mérite une visite. C'est le monument le plus ancien. Le saint patron de la ville était le barbier du Prophète.

Le musée des arts et traditions populaires

Installé dans une ancienne médersa (établissement d'hébergement des étudiants et d'enseignement), il est consacré à l'artisanat féminin, à l'agriculture des oasis, à la cuisine et au mariage traditionnel...

La ligne Mareth

A moins de 40 km de Gabès, Mareth est une petite agglomération. C'est un chef-lieu de délégation. En lui-même, le village ne présente pas un grand intérêt. Cependant, pour beaucoup, il évoque la Deuxième guerre mondiale. En outre, un musée présentant des vestiges de cette guerre y a été ouvert.

C'est une longue ligne de fortifications construites en 1938 par l'armée française pour protéger la Tunisie du danger que représentaient les armées italiennes installées dans la Tripolitaine voisine. Le ligne a été prise par l'Africa Korps du maréchal Rommel en 1943. Elle fut attaquée par Montgomery, secondé par les forces françaises du général Leclerc. montgomery s'en rendit maître après une dure bataille de quarante jours.
Cependant il ne reste que peu de traces des fortifications.

Musée de la Deuxième guerre

Il a été ouvert, il y a quelques années. ses collections ne sont pas abondantes mais les objets sont bien choisis : des armes de divers types, des casques, des vêtements, des munitions, des cartes, des documents, divers outils, des croquis avec légendes retracent les principaux épisodes de la bataille livrée pour la ligne Mareth.